Commentaire d’Avril 2017 par le frère Francois Emmanuel

 « Va, et désormais ne pèche plus !  »Jn 8,11

 Aujourd’hui les lois et les médias veulent nous faire croire que l’avortement est un acte quelconque et sans conséquences. Mais c’est entretenir un déni des souffrances de toutes celles qui ont été victimes de ce drame et qu’on veut ainsi faire taire. On entretient un mensonge qui enferme les gens dans un silence et on n’aide pas les gens à sortir de leur détresse. Il faut avoir le courage de la vérité telle qu’elle est, car « la vérité vous rendra libre. » Jn 8,32.

Comme le rappelle le pape François dans Amoris Laetitia N° 42,  « par amour de cette dignité de la conscience, l’Église rejette de toutes ses forces les interventions coercitives de l’État en faveur de la contraception, de la stérilisation ou même de l’avortement. » L’Eglise a toujours affirmé et affirmera toujours que : « l’avortement et l’infanticide sont des crimes abominables. » (GS 51).

Dès lors, comment guérir des blessures de l’avortement ?

Dieu seul peut nous redonner la joie lorsque le mal a pris le dessus sur nous. Dans sa Bonté infinie, Dieu a confié à ses prêtres le ministère de la miséricorde et de la réconciliation.

La première libération est bien ce sacrement qui nous remet en amitié avec Dieu. Dans ce sacrement c’est toute la tendresse de Dieu qui se déverse sur une âme contrite pour la consoler, lui pardonner et la remettre debout pour aller de l’avant.  « Va, et désormais ne pèche plus ! » dit Jésus à la femme adultère. Jn 8,11.

Mais pour cela il faut se reconnaitre pécheur sinon nous ne pourrons recevoir cette grâce immense de la guérison intérieure.

            Le fils prodigue de la parabole de Jésus en Lc 15,1-32, ne s’attendait pas à un tel accueil de la part de son père. « Tandis qu’il était encore loin, son père l’aperçut et fut pris de pitié; il courut se jeter à son cou et  l’embrassa tendrement ». Il en est de même pour nous chaque fois que nous revenons vers Dieu en confessant nos péchés.

            Lorsque l’on a sincèrement demandé pardon au Seigneur et que l’on a reçu l’absolution, il faut maintenant guérir de cette blessure.

Car le sacrement nous réconcilie avec Dieu et c’est le plus important, mais les blessures demeurent.

La guérison intérieure est nécessaire pour ne pas continuer à se culpabiliser et se décourager. Cette guérison est voulue par Dieu et elle est donc possible mais elle peut prendre du temps et elle ne se fera pas toute seule. En effet il faut se faire accompagner sur ce chemin de guérison, et les prêtres sont là.

Alors, en reprenant une vie chrétienne et en se nourrissant de la Parole de Dieu et des sacrements, nous pouvons retrouver la joie et témoigner « des merveilles que Dieu a manifesté en nous tirant des ténèbres du péché pour nous faire entrer dans la liberté des enfants de Dieu. » (cf. 1P 2,9)

La guérison se fera lorsque nous serons capables de dire avec la Samaritaine : « Venez voir un homme qui m’a dit tout ce que j’ai fait. Ne serait-il pas le Christ ?» Jn 4,29

Jésus est venu pour nous libérer de toute emprise du péché et nous redonner la joie de vivre en sa présence, sous son regard d’amour, et nous conduire ainsi aux joies de la vie éternelle dans son Royaume.

Dès lors, Dieu nous attend comme le père du fils prodigue. Il n’a qu’un seul désir c’est de nous serrer dans ses bras et nous revêtir de la robe nuptiale, c’est-à-dire de nous redonner toute notre dignité et nous faire participer à son festin.

Il est grand temps de se tourner vers les prêtres, spécialement durant ce temps du carême, car ils peuvent nous donner cette tendresse de Dieu et contribuer grandement à notre guérison intérieure.

 

P. François Emmanuel

 

 

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